lundi 18 janvier 2021

L'association pour 2021

 

Bonjour à tous,

Cette année a été difficile au vu de la conjoncture sanitaire, mais notre Association est toujours sur le terrain pour protéger notre environnement dans le respect de la nature et des populations, car malheureusement les projets fleurissent de toutes parts.

 

Notre assemblée générale est reportée en 2021 en accord avec la sous-préfecture de Louhans, La Covid 19 ne nous permettant pas de nous réunir.

 

Durant cette année, malgré les mesures de sécurité et de distanciation mises en place, les promoteurs éoliens ont démarché de nombreux propriétaires sur les communes de Saint-Christophe-en-Bresse, Ouroux sur Saône, Tronchy et autres, qui nous ont remonté les informations. Certains sont exaspérés de l’insistance de ces entreprises qui vantent toujours un gain substantiel qui en finalité est négligeable, mais qui occasionne une très grosse perte sur les valeurs immobilières, et la dégradation de nos territoires qui paient un lourd tribut à l’installation de ces machines.

 

Certaines communes pensent encore voir par ce biais un eldorado, alors qu’elles sont tout à fait au courant qu’elles sont en Fiscalité Professionnelle Unique, et qu’elles ne peuvent plus percevoir la fiscalité de ces parcs éoliens puisque celle-ci revient à l’intercommunalité qui, même si elle peut envisager une révision individualisée des attributions de compensation ne pourra être que très minime. Les communes ne peuvent ignorer ces calculs et engagent leur population dans des déboires et des conflits déjà vécus dans d’autres villages.

 

Nous vous invitons à être très vigilant sur les propositions que peuvent vous faire les promoteurs éoliens et vous invitons à prendre contact avec notre Association et Monsieur Pieltin (ingénieur EDF- Retraité) passionné du sujet qui travaille sur la France entière pour défendre les intérêts des personnes et des paysages. Il peut, sur votre demande, venir vous faire un exposé ou simplement échanger avec vous sur les questions que vous pouvez vous poser.

 

Le projet éolien de Saint Maurice en Rivière semble avancer (article du JSL 19/10/2020).

L’Association a d’ailleurs été contactée par des habitants du site très inquiets.

Nous avons envoyé un courrier à Monsieur le Maire et ses conseillers pour une prise de contact et d’informations resté sans réponse.

Une réunion d’information devait se tenir pendant le confinement, et une concertation préalable a été faite du 16 au 30 novembre par Engie Green porteur du projet éolien qui a rendu son bilan qui est consultable en Mairie. Nous n’avons pas plus d’informations.

Nous nous mettons à la disposition des personnes qui pourraient se poser des questions et les encourageons à consulter notre site qui devrait pouvoir répondre aux nombreuses interrogations

qu’elles se posent.

 

En France l’Etat souhaite continuer dans l’éolien malgré tous les marqueurs en rouge qui, maintenant, indiquent que cette transition écologique n’est absolument pas sans risque ni sans pollution, de plus en plus d’articles mettent en avant cet état de fait.

 

Nous espérons tous, que la raison reprendra le dessus et que le saccage du monde rural aura une fin.

Avec cet espoir nous vous présentons nos vœux pour cette nouvelle Année 2021 espérant qu’elle nous amènera,  sérénité, bonheur et la fin de cet épisode, dramatique pour de nombreuses familles.

vendredi 27 novembre 2020

Éoliennes et France d’en bas : la double peine (Tribune)

 

Éoliennes et France d’en bas : la double peine (Tribune)

 

 

Publié le 11.11.2020     par Jean-Pierre Riou

Tribune de Jean-Pierre Riou.

Où il apparaît que les ménages les plus modestes payent le plus lourd tribut à la politique climatique, et les ruraux le double des Parisiens.

D’où la double peine pour une “France d’en bas” où les ruraux les plus modestes sont ainsi surtaxés pour financer le massacre de leur propre environnement, dont la dévalorisation vient d’être jugée “normale” par la Cour de cassation.

L’article 179 de la loi n°2019 1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 a institué l’annexion d’un rapport sur l’impact environnemental du budget de l’État, comprenant notamment « Un état évaluatif des moyens financiers publics et privés mis en œuvre pour financer la transition écologique et énergétique» .

La moyenne du « budget carbone » total de la première période (2015-2018) est évaluée à 42 Md€. le rapport chiffre l’évolution prévue par secteur des investissements pris en compte par des trajectoires chiffrées, soit 31,9 Md€ sur les 42 Md€.

Et constate notamment la prévision d’un «  besoin additionnel d’environ 7Md€  essentiellement à attribuer (pour environ 6Md€) aux investissements attendus dans l’éolien terrestre et en mer et dans le solaire photovoltaïque », en plus des 3,6 Md€ annuels constatés en moyenne sur ces filières pour la période 2015-2018.

 

 

 

Un effort pertinent ?

On peut s’interroger sur la pertinence d’un tel effort, alors que la production d’électricité ne représente que 6,7% des émissions liées à la combustion d’énergie en 2019, comme l’indique le tableau de la page 93, et que l’efficacité du développement éolien, en termes de réduction d’émissions, peine de plus en plus à convaincre, au sein même de ses plus ardents défenseurs.

Ces moyens financiers consacrés à la transition climatique sont en constante progression depuis 2014. Les ménages en ont supporté la plus lourde part, à hauteur de 17 Md€ sur les 45,7 Md€ constatés en 2018, devant les entreprises, avec 13,6 Md€.

Cet effort a pesé de façon inégalitaire en représentant en moyenne 4,5% du revenu total des 20% des ménages les plus modestes, contre 1,3% en moyenne pour les ménages du dernier quintile, c’est-à-dire les  20%  les plus aisés, ainsi que l’illustre, ci-dessous, le graphique de la page 122.


D’autre part, une autre inégalité est mise en évidence dans le graphique suivant, en fonction du lieu de résidence du ménage, qui pénalise fortement les habitants des communes rurales, pour lesquels la charge annuelle moyenne s’élevait à 1160€ en 2019, contre 665€ pour un ménage parisien.


 

Ménages modestes pénalisés

Depuis 2016, l’augmentation des charges visant à financer les énergies renouvelables est sortie du cadre de la taxe CSPE sur la facture d’électricité et relève d’un compte d’affectation spéciale pour la transition énergétique (CAS-TE), abondé par les taxes sur la consommation d’énergie, dont la fameuse taxe carbone.

Avec l’article 89 de la loi de finances pour 2020, toutes les charges de service public de l’énergie, évaluées par la CRE, seront réunies dans un unique programme, le programme 345 « Service public de l’énergie » en supprimant le CAS-TE à compter du 1er janvier 2021.

Les factures d’électricité continueront à augmenter, notamment via le TURPE, enraison de la nécessité de restructurer le réseau pour y intégrer les énergies renouvelables.

Mais si l’augmentation des charges liées au financement des énergies renouvelables n’y apparaîtra plus, elle n’en sera pas moins supportée par les ménages en pénalisant tout particulièrement les plus modestes des ménages ruraux.

La double peine

Comment ne pas voir une double peine dans le récent arrêt de la Cour de cassation qui vient de considérer « normal » le trouble éolien qui consiste

notamment à dévaloriser le patrimoine immobilier de ses riverains, en considérant que « la dépréciation des propriétés concernées, évaluée par expertise à 10 ou 20 %, selon le cas, dans un contexte de morosité du marché local de l’immobilier, ne dépassait pas, par sa gravité, les inconvénients normaux du voisinage, eu égard à l’objectif d’intérêt public poursuivi par le développement de l’énergie éolienne. »

Les communes rurales défavorisées sont une cible de choix pour les promoteurs éoliens qui font miroiter des retombées fiscales en échange de l’impact de leurs machines sur le cadre de vie des populations concernées.

De façon étonnante, les éoliennes sont promues en véritable symbole de la lutte contre le réchauffement climatique, même en France, où le mix électrique est déjà décarboné à plus de 90% depuis un quart de siècle.

L’illustration du présent rapport ne déroge d’ailleurs pas à la règle.


Demain, ces éoliennes seront le symbole d’une France d’en bas sacrifiée, victime de la double peine de devoir payer le plus lourd tribut pour massacrer son propre environnement.