lundi 14 janvier 2013

L'opposition souffle Fort contre le projet dans les médias

Le reportage réalisé par les journalistes de France 3 le vendredi 11 Janvier, une très bonne traduction du ressenti de l'association : une TRÈS FORTE OPPOSITION.

Sujet sur FR3

Le JSL nous fait un article aux mêmes saveurs :






Un Grand MERCI à tous, l'association a pris ses marques, vos interventions ont été très pertinentes, et le fossé s'est creusé entre les informations que chacun a pu récolter et l'ignorance des élus.





mercredi 9 janvier 2013

Articles : Des élus pris au piège !

Voilà deux articles trouvés sur Internet :

Un élu se retrouve avec des éoliennes à 500m de son lieu d'habitation.
Un bruit d'avion permanent

Les éoliennes de la discorde : Un maire en plein doute.

Les éoliennes un an après
Bonne lecture à tous.

lundi 7 janvier 2013

Nos voeux pour 2013



LE MOT DE L’ASSOCIATION


Madame, Monsieur,

L’Association de Protection de l’environnement des Portes de la Bresse, vous présente également ses vœux pour cette année 2013 qui nous apportera bonheur et satisfaction lorsque le projet éolien sera abandonné.
Suite aux mots des maires de Saint Christophe en Bresse et de l’Abergement Sainte Colombe, nous nous devions de répondre afin d’apporter certains compléments.

Madame le maire écrit : « il s’agit bien d’un avant-projet et non d’un projet. En effet de nombreuses études sont nécessaires afin de savoir si le projet est envisageable. Tout d’abord il nécessite l’accord des propriétaires concernés par le lieu d’implantation. »
Cela dit, nous avons beaucoup de mal à croire qu’il s’agit d’un avant-projet et non d’un projet déjà ficelé. Nous ne sommes pas aussi naïfs :
Les études environnementales sont inutiles car TOUS les facteurs sont déjà connus, forces des vents, couloirs de migrations existants, espèces de la faune et de la flore protégées.
Le mât de mesure n’est qu’un leurre, qui n’apportera aucune information, mais qui permettra uniquement au promoteur d’asseoir son emprise sur nos municipalités.
Concernant les propriétaires, ils ont tous été reçu à une réunion qui a eu lieu le 2 JUILLET 2012.

Madame le maire nous affirme : «  Pour un projet de 7 éoliennes, dont 4 sur Saint Christophe la commune percevrait 38 000€ par an et ce pendant 25 ans. »
Ce chiffre  de 38 000€ est erroné. La taxe éolienne est composé de l’IFER, qui se calcule par rapport au nombre d’éoliennes implantées sur une commune soit pour 4 éoliennes  16800 €.
Pour l’Abergement l’IFER serait de 12600€. Elle est également composée de la CFE qui représente environ 7% de la valeur des massifs de fondation. La CFE est redistribuée aux communes acceptant les éoliennes mais aussi à toutes les communes riveraines en vertu du principe de COMPENSATION DES NUISANCES visées par la LOI GRENELLE II. Soit une misère de 15288 € à partager en 15 communes.
Si la redistribution de la CFE concernait uniquement les communes acceptant les éoliennes et en spoliant les 13 communes riveraines de leur droit à compensation, c'est-à-dire en violant la loi, Saint Christophe toucherait au maximum les 4/7ème de la CFE soit 8736€. Cette somme  ajoutée aux 16800€ de l’IFER donnerait un montant de 25 536€ largement inférieur aux 38000€ annoncés.
Si la redistribution de la CFE est faite légalement nous maintenons que Saint Christophe touchera moins de 20000€, et l’Abergement moins de 15000€.
Des Taxes pendant 25 ans rien n’est moins sûr, les contrats avec EDF sont signés pour  15 ans et révisables à la baisse au bout de 10 ans. D’autre part au terme du contrat, EDF peut refuser le rachat d’une production qui ne l’intéresse pas.
Rappelons que la Saône et Loire est le département le moins venté de France.

« Enfin si le projet abouti, Valeco consacrera 1% de l’investissement globale soit 156 000€ pour la commune de Saint Christophe à la réalisation d’un projet décidé par la collectivité. »
Avant de s’inquiéter de la décision de la collectivité pour l’utilisation de la somme à bien plaire, ne serait –il pas plus sage de tenir compte de la décision de la collectivité contre le projet éolien ?

«  Dernière information, la société Valeco a obligation de prendre en charge le démantèlement en fin de vie de la centrale.»
Au vu de la production éolienne en Bresse, l’exploitant indépendant mis en place par le promoteur éolien sera déconnecté juridiquement et financièrement de la maison mère qui a financé le projet.
Lorsque l’exploitant a fait faillite, il n’y a donc plus personne pour payer les taxes éoliennes ni les loyers de terrains loués. Plus grave, on risque de se retrouver avec des éoliennes sans maîtres abandonnées à elles-mêmes. Ce genre de situation est propice à la création de cimetière d’éoliennes dont le démantèlement échoira en finale au contribuable.

«  Ce projet est donc financièrement intéressant. »
Les projets éoliens sont considérés comme des projets privés dont les premiers bénéfices vont à leurs investisseurs et dont TOUS LES INCONVÉNIENTS sont supportés par les populations (qualité de vie, nuisances visuelles et sonores risquent pour la santé et la sécurité etc… ) et par l’environnement (paysages, biodiversité avifaune, etc…).
Comment ce projet peut-il être financièrement intéressant pour nous habitants ? Comment les « 38000 € » hypothétiques peuvent-ils être une compensation acceptable face à la perte de notre patrimoine ? Comment peut –on croire qu’un tel projet permette un développement des villages ?

LE MOT DU PRESIDENT.

Nous pensions que le temps des fêtes seraient un temps de repos, de tolérance, de respect, d’amour et de paix pour tous, cependant il est évident que l’on utilise la trêve de Noël pour affirmer la continuité de ce projet.
Comme il est souvent le cas, les mesures impopulaires se traitent en l’absence de ceux qui subiront les nuisances. À la manière de nos dirigeants nos Maires préfèrent nous ignorer et adhérer aux directions imposées par les partis politiques.
La politique ne doit pas dicter sa loi et seul l’intérêt de tous doit être défendu et non pas sacrifié pour quelques écus au premier promoteur éolien.

Nous n’excuserons plus ces élus qui appellent au respect des hommes quand ils se permettent de piétiner en public, la détresse de leurs administrés et de ce fait s’opposent au fondement même de la démocratie.
Nous n’excuserons pas la ruine de nos  foyers et de nos villages, choisis par nos élus en dépit de toutes  les informations qu’ils possèdent à présent et qu’ils ignorent avec le plus grand mépris pour « le bas peuple » que nous sommes ! Ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas !

Il est temps que chacun se rappelle de ses droits et de ses devoirs.
Nous avons le DROIT de nous élever contre des décisions irréfléchies prises par une minorité qui se croit toute puissante, et nous a plongé dans la tourmente.
Nous avons le DEVOIR de défendre la démocratie et de faire entendre haut et fort nos opinions.
Nous avons le même pouvoir que nos décisionnaires, et nous nous devons de dénoncer leurs erreurs que supporteront les collectivités.
Nous devons nous affranchir de nos peurs et nous élever contre cette oppression que nous vivons et qui nous prend en otage.
Vous devez prendre position, car vous êtes responsables de votre avenir.
Ils nous restaient nos foyers et notre Liberté de partir de nos villages, si le travail ou la vie l’exigeait, aujourd’hui nous n’avons plus rien.
Nous avons dans cette lutte tout à gagner et un avenir à construire ensemble, un avenir que NOUS aurons choisi, car il est hors de question qu’on nous l’impose !
TOUS ensembles nous serons forts. On ne subit pas l’avenir on le fait !

Nous souhaitons remercier les conseillers de Saint Christophe en Bresse qui ont pu apprécier la justesse de notre réunion d’information et qui acceptent de réfléchir à la réalité du projet.
Nous remercions également les conseillers de toutes les communes qui prennent et prendront part au combat de la collectivité.

Je fais appel à vous tous car votre solidarité, votre motivation et votre dévouement sont la force de l’Association.
Nicolas BOUTHIER.

mercredi 26 décembre 2012

Vœux de Noël de Mme la Maire de saint-Christophe-en-Bresse



Vœux de Noël : rassurez-vous, tout va bien … pour le projet éolien
En cette fin d'année, Mme la Maire de Saint-Christophe-en-Bresse nous adresse ses vœux de Noël.
Ce petit courrier adressé aux habitants de la commune mérite qu'on s'y attarde, car il concerne pour l'essentiel le projet éolien de St-Christophe-en-Bresse / l'Abergement-Ste-Colombe. Nous avons reconnu, sous la plume de Mme la Maire, l'argumentation lénifiante du promoteur Valeco. C'est pourquoi il nous a paru utile de commenter un certain nombre d'éléments cités dans le courrier, et nécessaire de redresser certaines erreurs manifestes.

Un avant-projet ?
Mme la Maire écrit qu'« il s'agit bien d'un avant-projet et non d'un projet. En effet, de nombreuses études sont nécessaires afin de savoir si le projet est envisageable.
Tout d'abord, il nécessite l'accord des propriétaires concernés par le lieu d'implantation ».
Il faut savoir qu'une pratique courante des promoteurs éoliens est de contacter les propriétaires, d'obtenir leur accord sur les implantations et de leur faire signer des baux sous condition. Cela se conçoit si l'on se met à la place du promoteur: pas d'accords, pas de projet. Les contacts avec les propriétaires se font dans la plus grande discrétion... quelquefois même sans que la mairie en soit informée. Tout au moins pour les premiers contacts.
Cela dit, nous avons beaucoup de mal à croire qu'il s'agit d'un avant-projet, et non d'un projet déjà ficelé. Nous ne sommes pas aussi naïfs.

Un « architecte -paysagiste » pour dire quoi ?
On nous promet l'intervention d'un « architecte-paysagiste » sur le terrain pour nous dire si le paysage est propice ou non à la construction d'un parc éolien. Il n'y a pas besoin de ce monsieur pour dire qu'en Bresse Chalonnaise, des objets de 150 mètres de haut, en mouvement et surmontés de feux à éclats (de jour comme de nuit), seront vus de partout, et de loin.
Qu'on ne nous parle pas non plus d'une « intégration des éoliennes dans le paysage » : « intégrer un aménagement», dans le jargon des paysagistes, signifie cacher, planquer … Un architecte paysagiste réellement indépendant dira d'emblée que c'est impossible en Bresse, pays tout plat où la structure du paysage offre partout des vues lointaines.  
Mais méfions-nous, il existe aussi des professionnels du paysage pour soutenir qu'on peut impunément créer un nouveau paysage. Ils ont raison, si on accepte de dénaturer et de détruire le paysage bressan que nous aimons, pour le transformer en paysage industriel.

Un peu d'arithmétique pour les plus courageux
Mme la Maire de Saint-Christophe nous affirme que « pour un projet de 7 éoliennes, dont  4 sur Saint-Christophe, la commune percevrait  38.000 €  par an, et ce pendant 25 ans ». Ce chiffre de 38.000€ est erroné, comme nous allons le voir. Selon nous, la manne éolienne sera inférieure à 20.000 €. Regardons pourquoi.

Pour la commune, le plus gros des taxes éoliennes est constitué par l'IFER (imposition forfaitaire des entreprises de réseaux), qui se monterait à 4éoliennes x 3.000 kW x 7 €/kW x 20% pour la commune = 16.800 €.
La CFE (contribution foncière des entreprises) est l'autre volet de la redevance. Le montant total de la CFE se calcule sur l'ensemble du parc éolien, puis il est redistribué aux communes acceptant les éoliennes, mais aussi à toutes les communes riveraines, en vertu du principe de compensation des nuisances visé par la loi Grenelle II. Mme la Maire nous dit que 4 éoliennes correspondent à un investissement de 15.600.000€, ce qui met l'éolienne de 3 MW à 1,3 M€/MW (un peu cher, peu plausible). Dès lors, les 7 éoliennes du parc correspondent à un investissement total de 27.300.000€. Les massifs de fondation, sur lesquels portent la CFE, représentent en gros 7% de cette somme, soit 1.911.000 €. La base d'imposition pour la CFE (art.149-3 du CGI) est de 1.911.000 x 8% x 50%= 76.440 €. La CFE due à l'ensemble des communes  (elles sont 12 en dehors de St-christophe et de l'Abergement !) ayant droit à compensation se monte à 76.440€ x 20% = 15.288 €. Une misère, qui une fois partagée entre les 14 communes, ne représente pas grand chose pour chacune !
Si la redistribution de la CFE concernait uniquement les communes acceptant les éoliennes, et en spoliant les 12 communes riveraines de leur droit à compensation, c'est-à-dire en violant la loi, St Christophe toucherait au maximum les 4/7èmes de la CFE, soit 8.736 €. Cette somme, ajoutée aux 16.800 € de l'IFER, donnerait un montant de 25.536 € largement inférieur aux 38.000€ annoncés !  Si la redistribution de la CFE est faite légalement, nous maintenons que St-Christophe touchera moins de 20.000€.

Pour l'Abergement, l'IFER serait de 12.600€ et le total des taxes éoliennes inférieur à  15.000€.

Et si on parlait de l'immobilier ?
Malgré ce que prétendent les promoteurs, la construction d'un parc éolien entraîne la dévalorisation du patrimoine foncier. Les tribunaux ont donné des réponses précises aux propriétaires qui demandaient réparation de ce préjudice à l'occasion de la vente de leur maison, ou qui le demandaient directement à l'exploitant éolien. Les moins-values reconnues par les tribunaux sont variables, allant de 20% à beaucoup plus suivant la situation du plaignant.

Des contribuables sont allés en justice pour demander un abattement de la base de leur imposition foncière du fait de la dévalorisation de leur bien. Le premier jugement favorable aux plaignants ne saurait tarder. Il sera la source d'une jurisprudence qui portera un coup sérieux aux finances des communes.
Nous observons par exemple que les recettes fiscales de St-Christophe procurées par l'immobilier (taxe d'habitation et taxe foncière sur le bâti) se montent à 162.000€.  Un simple coup de rabot de 12% sur la base d'imposition entraînerait une diminution des rentrées fiscale annulant totalement la manne fiscale éolienne.   

Mais plus grave, si le projet éolien voyait le jour, qui songerait encore à venir s'installer sur la commune accueillant des éoliennes ou sur une commune voisine ? Personne n'a envie de prendre racine en vue directe d'un parc éolien, ni même dans un secteur déclaré ZDE (zone de développement de l'éolien) où d'autres éoliennes peuvent venir s'installer. Le risque pour la commune est évident : fin des apports de population extérieure, décroissance démographique, fermeture de classes... Programme de décroissance peu réjouissant  pour les habitants.
Dès qu'un projet éolien est connu, les éventuels acquéreurs d'une maison ne viennent même plus visiter le bien. Cela s'est déjà produit à St-Christophe.

86.000€ pour la Communauté de Communes ?
Nous relevons dans la même rubrique « parlons finances », que « 86.000€ reviendraient également à la communauté de communes ».
D'où sort ce chiffre ? La CC aurait droit en tout et pour tout à 50% de l'IFER totale, soit :  7éoliennes x 3.000 kW x 7 €/kW x 50% = 73.500 €. Cette somme est à mettre en balance avec la somme due à St Christophe : la plus grosse part de l'IFER n'échoit pas aux communes qui subissent l'implantation des éoliennes ! M le Président de la CC garderait apparemment la part du lion. Enfin, il peut toujours le croire. Car, à l'instar de ce qui s'est passé dans beaucoup d'endroits en France, il sera contraint de puiser dans cette somme pour alimenter la compensation pour nuisances aux 12 communes riveraines, qui ne sauraient se contenter d'une somme symbolique tirée de la répartition de la CFE !  Que restera-t-il de la manne éolienne dans la caisse de la CC ? M le Président risque d'être très déçu.

Des taxes pendant 25 ans ? Rien n'est moins sûr !
Les contrats de rachat de l'électricité éolienne signés avec EDF portent sur 15 ans, mais le tarif de rachat est révisé à la baisse au bout de 10 ans. Et moins l'exploitant éolien produit de courant, moins le prix de rachat imposé est élevé. Le prix de rachat  peut ainsi être divisé par deux en dessous de 500 heures de production (en équivalent pleine puissance).

Il est également prévu qu'au terme du contrat de 15 ans, le prix de rachat négocié est  totalement libre. EDF est en outre fondé à refuser une production qui ne l'intéresse pas.

Si un exploitant éolien produisant peu de courant peut arriver au bord du dépôt de bilan les années peu venteuses, il risque surtout de se retrouver en difficulté sérieuse la dixième année. N'oublions pas que la Saône-et-Loire figure parmi les départements les moins ventés de France, et que la Bresse n'est pas un secteur particulièrement venté du département.

Alors, que se passe-t-il si l'exploitant du parc fait faillite ?
La pratique des promoteurs éoliens est de mettre en place, peu de temps après la mise en service du parc, un exploitant déconnecté juridiquement et financièrement de la maison-mère qui a financé le projet. Valeco n'échappe pas à la règle. Il suffit de consulter Internet pour s'apercevoir que Valeco n'exploite pas ses parcs : l'exploitant du parc est le plus souvent une SNC (au capital social de 8.000€, pas plus). Or, en droit français, il est impossible d'obliger la maison-mère de venir au secours d'une SNC en difficulté. Lorsque l'exploitant a fait faillite, il n'y a donc plus personne pour payer les taxes éoliennes, ni les loyers des terrains loués. Les collectivités locales sont de la revue.

Plus grave, on risque de se retrouver avec des éoliennes sans maître abandonnées à elles-mêmes. Certes la loi prévoit qu'à la fin de l'exploitation, la totalité des installations éoliennes (y compris les pistes, aires de stockage, câbles électriques, etc...) doivent être démantelées aux frais de l'exploitant. Mais cette obligation est très théorique. L'argent consigné chez un notaire à cet effet (50.000€ par machine) ne suffira pas, pour autant qu'il soit toujours là.
Ce genre de situation est propice à la création de cimetières d'éoliennes, dont le démantèlement échoira en finale au contribuable.

si le projet aboutit ...
« Enfin, si le projet aboutit, Valeco consacrera 1% de l'investissement global, soit 156.000€ pour  la commune de St-Christophe, à la réalisation d'un projet décidé par la collectivité ».
Pour achever de convaincre les élus, les promoteurs ont pour habitude de mettre sur la table une somme « à bien plaire », en marge des taxes légales. Cette somme a aussi pour effet de compenser le fait que pendant les deux premières années d'exploitation du parc, l'exploitant - en tant que producteur d 'énergie renouvelable - est dispensé de verser les taxes perçues par les collectivités locales.
Cette somme à bien plaire est consignée chez un notaire lorsque le projet prend corps. Mais elle n'est bien sûr versée que lorsque tous les recours en justice contre le permis de construire sont purgés, c'est-à-dire lorsque les éoliennes sortent de terre. Mme la Maire a donc tout son temps pour réfléchir à l'utilisation de cette somme. Entre 5 et 7 ans.

Un projet intéressant financièrement ?
Pour qui ? Pour le promoteur, certainement. Le promoteur construit un parc éolien dont la vocation est accessoirement de produire de l'énergie, mais dont la raison première est de réaliser une belle opération financière.
Une éolienne en Bresse a un rendement annuel moyen très faible, 10% dans le meilleur des cas les années venteuses ! Mais qu'importe si le parc ne produit presque pas. Il s'agit d'abord de tirer la quintessence d'avantages fiscaux extraordinaires. Tout se passe en effet comme si l'état remboursait le promoteur de la totalité de son investissement par le biais de l'amortissement accéléré sur 1 an. Ensuite, le promoteur peut – le tout en franchise fiscale - émettre des certificats verts, vendre les permis d'émission de CO2 qui lui sont attribués, et se livrer à l'émission de titres basés sur l'éolien. Ce qui explique que certaines compagnies puissent racheter des parcs éoliens 5 à 6 fois le prix qu'ils ont coûté tout en faisant elles-mêmes des bénéfices substantiels !
Lorsque cette opération financière se termine, la production de courant est laissée à un exploitant éolien qui lui se trouve dans la situation d'un industriel normal, affronté aux difficultés rencontrées par un industriel normal.

Pour les communes , on a vu que la situation idyllique présentée par les promoteurs (toucher des taxes sans rien faire) ne reflète pas la réalité. Les communes ne récupèrent en fait qu'une toute petite partie de ce que le promoteur a gagné sur le dos du contribuable. Immoral, non ? Et puis, nous avons vu qu'il y a des risques pour les communes, et non des moindres, y compris pour le développement ultérieur des communes.

Pour les habitants des communes concernées, enfin, la situation financière créée par l'implantation d'un parc éolien n'est pas intéressante du tout, sauf pour ceux qui louent des terrains.
Chacun risque en effet de voir son patrimoine immobilier perdre de sa valeur, ou de ne plus pouvoir le vendre. Un programme peu réjouissant, si on y ajoute les nuisances visuelles, et sonores, dont Mme la Maire ne parle pas.
Nous terminerons par le préambule du rapport N° 0074-42-02 (Instruction administrative des projets éoliens) établi par le Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable à la demande du Ministère de l'environnement, qui résume ainsi les choses :
« les projets éoliens sont considérés comme des projets privés dont les premiers bénéfices vont à leurs investisseurs et dont tous les inconvénients sont supportés par les populations (qualité de vie, nuisances visuelles et sonores, risques pour la
sécurité, etc) et par l'environnement (paysage, biodiversité, avifaune, etc) ».



L’Association.



Il apparaît primordial que chacun se mobilise et fasse entendre son désaccord face à ce projet inacceptable !

De nombreux foyers ont déjà rejoint l’Association.
Pour que nos élus prennent enfin conscience que la Population rejette la totalité du projet, nous aurons besoin de tous !

jeudi 20 décembre 2012

Compte Rendu Réunion du 18 Décembre 2012



Le 18 Décembre 2012, l’Association a été reçue comme convenu par Madame Brusson Maire de Saint Christophe en Bresse et son conseil.

Monsieur Pieltin a eu la gentillesse de venir leur exposer le dossier d’information afin qu’ils puissent prendre connaissance des éléments qui n’avaient pas été mis à leur disposition lors de la présentation du projet par le promoteur.

C’est avec beaucoup d’attention que Madame Brusson et son conseil ont suivi la présentation.
Un débat constructif s’en est suivi, au cours duquel les élus ont apprécié notre disponibilité ainsi que l’information transmise qui leur a permis de se faire une idée plus juste de ce projet.
Madame le Maire ainsi que son conseil, n’ont pu prendre position sur l’avenir du projet sans concertation, mais se sont engagés suite à la réunion du 11 Janvier 2013, organisée par la Communauté de Communes, à réétudier la question.

Nos élus pourront prendre une décision en connaissance de tous les éléments mis à leur disposition (production électrique, immobilier, nuisances, santé etc…) pour l’avenir des communes et le bien-être de nos familles.

Nous vous donnons Rendez Vous en Janvier 2013 et vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année à tous.