samedi 16 novembre 2013

Éolien : le couple franco-allemand disjoncte




Cette semaine,  Berlin vient d'annoncer sa volonté d'arrêter le développement de l'éolien en Allemagne. (1)
Depuis 2001 l’Allemagne  sert de modèle aux dirigeants de notre pays pour justifier la politique de développement de l’éolien  en France avec comme argument fondamental : "La France est en retard sur l’Allemagne".
Cette décision met en lumière  l'absurdité du programme français actuel dont l'historique est le suivant:

En  2001 les ministres de l’écologie  Dominique Voynet, Yves Cochet et le conseiller politique Denis Baupin ont justifié le lancement du programme éolien français en se référant à l’Allemagne et en mettant en place un système de ponction économique des consommateurs à travers un système de tarifs de l’électricité.

De 2007 à 2012, le développement éolien a été accéléré par les Ministres de l’environnement Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosiusco Morizet, organisateurs du  "Grenelle de l'environnement". Pour atteindre les objectifs de 19.000 Mégawatts, soit environ 12.000 éoliennes terrestres, Jean-Louis Borloo a imposé aux préfets, sous peine de sanctions, des quotas annuels d'éoliennes à implanter par département.

Depuis 2012, le programme de la "Transition Énergétique" de François Hollande  a amplifié le développement éolien sans en faire le bilan.  Le nombre d'éoliennes terrestres pourrait atteindre 25.000,  impacter  36.000 communes déclarées arbitrairement propices à leur implantation et dégrader plus de la moitié des paysages de la France.

Ce programme est actuellement porté par le député socialiste  François Brottes qui tente de faire voter,  au mépris des fondements mêmes de la démocratie, des nouvelles lois  ayant pour objectif de supprimer les dernières barrières juridiques qui protègent encore la population. Il a pour appui des élus socialistes Roland Courteau, Philippe Plisson, et  les  dirigeants du parti Europe Écologie les Verts, Denis Baupin, Jean-Vincent Placé et la ministre Cécile Duflot.

Depuis  2001 l’Agence de Maitrise de l’Energie (ADEME) organisme public dépendant du ministère de l’écologie, a été pilotée par un de ses anciens directeurs, Jean Louis Bal  nommé  depuis 2011 Président du syndicat des promoteurs éoliens.
Contrairement à son devoir normal d'impartialité, cette agence  a fait le nécessaire pour inonder la France de documentation « pro éolienne », directement inspirée par les  syndicats des promoteurs.  Elle a vanté sans réserve les merveilles du modèle allemand au profit des seuls promoteurs et au détriment des citoyens.

Aujourd’hui, partout en France, la lutte  civique anti éolienne prend  une ampleur importante, non seulement avec l’appui de la Fédération Environnement Durable forte de ses 900 associations mais  aussi grâce aux associations du patrimoine qui dénoncent avec fermeté  le saccage inutile de notre pays et le désastre économique qui l'accompagne. (2)
Compte tenu des faits récents il n'est pas possible que la France poursuive  cette politique éolienne obsolète, ruineuse et destructrice, alors que l'Allemagne qui  est "en avance" est en train de l'arrêter.



1) Le Monde.fr avec AFP | 11.11.2013: Berlin veut freiner les subventions aux renouvelables

(2)  Le Parisien |11.11.2013 : la France de Monuments se bat contre les éoliennes

 

mercredi 6 novembre 2013

Accident mortel



29 octobre 2013
Journal danois elstrabaldet
Accident mortel en hollande. Incendie d'une éolienne Vestas. 2 techniciens travaillant dans la nacelle sont morts
http://ekstrabladet.dk/112/article2135444.ece
(Traduction rapide de l'article danois )

Deux jeunes mécaniciens ont perdu la vie dans un tragique accident en Hollande, où le feu a éclaté dans une turbine du fabricant danois Vestas . C'est arrivé Piet de Wit centrale éolienne dans la ville Ooltgensplaat mardi après-midi .

- Les victimes travaillaient dans la partie supérieure de l'éolienne . Mardi 29 octobre 2013, pour des raisons inconnues , le feu a pris au sommet  de l'éolienne  , a déclaré dans un communiqué  la police néerlandaise
Les deux jeunes mécaniciens vérifiaient  régulièrement les éoliennes  après une forte tempête lorsque le feu  a éclaté ici pour une raison inconnue.
L'une des victimes a chuté  et a été retrouvé sur le sol à côté de l'éolienne.
Dans un premier temps, l'autre personne a été portée disparue , a indiqué la police .

Un grand cri

Au moment de l'accident, Cornelis Moss Elman , un agriculteur local, était proche de l' éolienne qui mesure  67m de haut
- J'ai vu deux mécaniciens qui se sont assis sur le bout de la turbine, quand, soudain, il y eut une épaisse fumée noire. La turbine a commencé tourner , les mécaniciens ont commencé à crier , alors que les deux parties de l'éolienne  flechissaient  , a expliqué Cornelis Moss Elman à la chaine de télévision RTV Hollande
"- Il y avait beaucoup de panique . Personne ne savait comment résoudre la situation, a-t-il dit ".

Immédiatement après que ce sinistre s'est produit , les services d'incendie  sont arrivés . Mais parce que le feu avait eu lieu dans la partie supérieure de l'éolienne , il n'y avait pas grand chose à faire.
C'est pourquoi les premiers pompiers n'ont pu  accéder au sommet de l'éolienne que mardi soir à l'aide d'une grande grue.
- C'est là qu' ils ont trouvé les restes de la personne disparue , a écrit la police dans un communiqué de presse .

Une affaire déchirante

Les deux jeunes mécaniciens qui travaillaient dans l'entreprise faisaient partie de l'équipe de service Bettink de service à Barneveld , celui ci  a publié un communiqué de presse mercredi après-midi .
Il a été précisé qu'il s'agissait de deux hommes de seulement 19 et 21 ans.:
"La perte de deux collègues est indescriptible et déchirante . Nos plus sincères condoléances aux familles des deux employés , écrivent-ils".

Les autorités néerlandaises étudient  actuellement la cause de l'accident à l'usine, pour ce modèle Vestas  V66 -1.75 MW.
Même si la turbine n'est plus sous la responsabilité de Vestas , le fabricant danois d'éoliennes a offert d'apporter son concours à l'enquête.
Vestas déplore les  deux morts , et tient à exprimer ses condoléances à leurs familles . Bien que l'usine a fait l'objet d' un contrat de service Vestas depuis mai 2008, Vestas a offert d'aider le propriétaire concernant l'enquête sur la cause de l'incendie , écrit Vestas dans un courriel à Ekstra Bladet .
Il n'y a eu aucun décès au Danemark  et Vestas ne veut pas dire combien de fois leurs turbines sont impliqués dans des accidents.
Cette société ne veut pas  communiquer . Son explication  est que les incendies dans des éoliennes sont classés très différemment, et qu'il peut  il peut y avoir des feux plus ou moins importants , et que cela n'a aucun sens de mettre un chiffre sur le nombre d'incendies .
Selon leurs statistiques concernant les risques professionnels il n'y a  jamais eu de  décès associé à des éoliennes et le nombre d'accidents enregistrés au Danemark dans la fabrication d'éoliennes a baissé  au cours de la dernière année. En 2007 a avait été enregistré à 626 dommages dans le cadre de la fabrication d'éoliennes . L'année dernière, le nombre à été seulement de 161.

Mais une des raisons qui peut expliquer la forte baisse peut c'est qu'en plus d'une sécurité accrue  il y a  moins d'employés dans l'industrie au Danemark qu'il y a six ans.

lundi 7 octobre 2013

Nord Pas de Calais :La justice ordonne la démolition de 10 éoliennes



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La Compagnie du Vent, poursuivie par un couple, a quatre mois pour retirer ses éoliennes et doit lui verser 37.500 euros. Une décision rare.
A la lutte du pot de fer contre le pot de terre, c'est le second qui, cette fois, a gagné. Un couple d'habitants du Nord-Pas-de-Calais vient de vaincre un goliath de l'énergie éolienne qui avait planté ses géantes autour de sa propriété du XVIIIème siècle, le château de Flers, classé monument historique. La Compagnie du Vent, appartenant au groupe GDF-Suez, vient d'être condamnée en première instance par le TGI de Montpellier à démolir 10 de ses éoliennes dans un délai de quatre mois, après quoi une amende de «500 euros par jour de retard et par éolienne» sera exigée. La société doit également indemniser 37.500 euros au couple pour le préjudice subi depuis juin 2007, date de mise en service du parc éolien sur les deux sites voisins de la propriété, à Conchy-sur-Canche et à Boubers-sur-Canches. Les époux, qui avaient acheté leur propriété en 1993, avaient multiplié les recours, sans succès.
«Cette décision est très importante car elle montre à tous ces gens qui supportent les éoliennes avec un sentiment d'impuissance que la lutte n'est pas vaine, même face aux grands groupes ou aux autorités qui délivrent des permis de construire, que le recours est ouvert à tout le monde, qu'on a le droit de vivre en paix, qu'on peut faire autrement que subir», réagit Me Philippe Bodereau, avocat des plaignants. Et cela sans distinction de la valeur du bien, à en croire le jugement, du château classé à la simple maisonnette. En effet, le caractère patrimonial et historique n'a pas compté pour le tribunal qui a retenu des «critères de nuisance» plus tangibles: un préjudice esthétique «de dégradation de l'environnement résultant d'une dénaturation totale d'un paysage bucolique et champêtre», dit le jugement, un préjudice auditif «dû au ronronnement et sifflement des éoliennes», et enfin un préjudice d'atteinte à la vue «dû au clignotement de flashes blancs ou rouges toutes les deux secondes, de jour et de nuit». Pour le tribunal, «le caractère tout à fait inhabituel, permanent et rapidement insupportable crée un préjudice dépassant les inconvénients normaux de voisinage, constituant une violation du droit de propriété».



COMPLEMENTS

Boubers et Conchy : pour ou contre le démontage éoliennes ? Vos avis sont partagés !

En complément d'informations sur les 2 parcs éoliens à détruire, et que les médias se gardent de diffuser :
Dans l'axe du chateau : "parc éolien des tambours" sur Monchel-sur-Canche, situé entre 3 km et 4 km.
3 éoliennes sur Monchel-sur-Canche
2 éoliennes sur Conchy-sur-Canche
Ces 5 éoliennes sont sur les terres du Maire de Monchel-sur-Canche, maire en exercice à l'époque du projet et toujours en exercice...
Ce parc est installé dans la "vallée de la Canche", sur un axe de migration majeur, le Préfet avait admis "après coup" qu'il avait commis une erreur d'appréciation.
Le 2ème parc,"Parc des Campagnes" est entre 900 et 1500 mètres au sud Est du chateau, sur la commune de Boubers-sur-Canche.

Le château en question :

Ce château en ruine fut acheté par un couple de Flamand, qui a investit depuis de nombreuses années toute sa fortune et son temps dans la rénovation de ce château. Ce sont des gens simples et accessibles, qui ont su sauver notre patrimoine. Le mari a effectué lui même une grosse partie des rénovations ! Cette victoire est plus que méritée ! Sans eux, ce château ne serait qu'un lointain souvenir. L'installation de ces éoliennes fut une déchirure pour ce couple. Très bon article ici :
http://www.echo62.com/article-chateau-de-flers-le-proprietaire-sait-tout-faire Il faut signaler que toute la population aux alentours subit ces nuisances, mais les journalistes de France3 NpdC ont préféré aller interviewer la population passive et ignare de Fauquembergues (à 40 km) ! Lamentable ! X.G.